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POUR OU CONTRE L’HOMÉOPATHIE ?

Cela faisait quelques temps déjà, que je m’interrogeais sur les bienfaits et l’efficacité de l’homéopathie et j’ai donc décidé de faire des recherches pour tenter de trouver des réponses à mes questions, et ainsi pouvoir vous en faire profiter.

Voici donc à travers cet article, les différents courants pensées concernant cette médecine naturelle, qui est malgré tout « contreversée ».

Les Trois quarts des consommateurs français font confiance à l’homéopathie.

Du côté des médecins, les avis sont de plus en plus tranchés, suite à la publication récente d’une tribune jugeant cette pratique inefficace.

Les médicaments homéopathiques ne sont-ils que des placebos ?

Leur effet est-il purement psychologique ?

A travers cet article, je vais tenter d’examiner la situation en prenant les avis des uns et autres, afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

Dès les premiers frissons de fièvre, un geste simple : prendre 3 granules et les laisser fondre sous la langue.

Parfois, c’est votre médecin de famille qui vous prescrit ce remède “naturel” ; il est alors remboursé, à hauteur de 30%.

Face aux dernières crises sanitaires, les Français plébiscitent des remèdes sans effets secondaires.

Il n’y a pas de doute, l’homéopathie entre dans cette catégorie !

Mais beaucoup de patients et de médecins restent sceptiques.

L’homéopathie repose sur des principes étonnants, vieux de deux cent vingt ans et toujours ambigus.

CHRONIQUE D’UNE CONTREVERSE

Pour entrer sur le marché, un médicament doit remplir deux exigences : être efficace et inoffensif.

Son efficacité se juge toujours par rapport à un produit placebo : elle doit lui être supérieure.

Or, un remède homéopathique ne répond pas à cette exigence.

Il est exempté de preuves de son efficacité !

Reste à savoir si l’homéopathie fonction malgré tout.

  • Septembre 2017 : la méta-analyse des études réalisées en double aveugle indique qu’un remède homéopathique n’a pas plus d’impact qu’un placebo (soit un effet positif dans 30% des cas en moyenne).
  • Mars 2018 : une délégation de médecins réclame un déremboursement total des remèdes homéopathiques sur le marché et demande aux médecins homéopathes de prendre des engagements éthiques face à leurs patients.
  • Octobre 2018 : contre-attaque des médecins homéopathes qui portent plainte auprès de l’Ordre des médecins contre les “homéo-sceptiques, pour non-confraternité.
  • 2019 : Agnès Busyn, la Ministre de de la santé a commandé en août 2028 une étude à la Haute Autorité de Santé pour statuer sur l’efficacité de l’homéopathie et sur l’opportunité de sa prise en charge par l’Assurance Maladie.

Sans attendre les résultats, prévus pour le premier trimestre 2019, l’université de Lille suspend son diplôme d’homéopathie et celle d’Angers supprime le sien.

Dilution radicale !

Son concept de similitude était né : guérir le mal par le mal.

Homéopathie signifie “semblable à la maladie”. L’inventeur, Samuel Hahnemann, observe en 1796, qu’une petite dose de quinine améliorait la santé d’un malade atteint de paludisme, alors qu’à haute dose administrée à un patient sain, elles provoquent des symptômes paludiques.

Pour ne pas empoisonner ses patients, Hahnemann décide de diluer le principe actif.

Enfin, la dilution serait plus active si elle est agitée.

Une seule unité de produit actif est diluée avec 99 unités d’eau, puis secouée.

Cette dilution (nommé 1 CH pour Centésimale Hahnemanniennel ) est à nouveau diluée dans 99 unités d’eau et on obtient une deuxième dilution centésimale (2 CH), etc.

A 9 CH, il ne reste plus guère de produit actif et, à partir de 12 CH, statistiquement plus du tout.

Les trois lois homéopathiques sont les suivantes :

  • Loi des semblables : une substance capable de déclencher des symptômes est capable de les guérir,
  • Loi de la personnalisation : chaque patient a sa propre maladie et correspond à un profil,
  • – Loi de “dynamisation” : le principe de base est dilué et secoué.

Glossaire

  • Effet placebo : c’est un effet subjectif mais réel, produit sur une personne par une substance n’ayant pas d’efficacité démontrée.
  • Etude menée en double aveugle : : ni l’expérimentateur, ni le sujet, en l’occurrence le médecin et le patient ne savent pas quel produit est administré.
  • Méta-analyse : analyse fondée sur l’étude de tous les essais publiés et non publiés sur un sujet.

BOIRON LA RIPOSTE

Le laboratoire Boiron, entreprise française, se positionne, comme le leader mondial des fabricants de remèdes homéopathiques.

En 2018, il riposte à l’hostilité des médecins “contre” avec une étude commandée par l’institut Ipsos.

Celle-ci permet de mettre en avant un profil de patients particuliers, aptes à être soignés efficacement par l’homéopathie : appartenant à la classe moyenne, ils ou elles seraient plutôt minces et orientées vers les médecins douces =.

Ces patients auraient donc moins absorbé de médicaments issus de l’industrie chimique.

Il est à noter que, sur son site Internet, le fabricant admet lui-même à propos de l’homéopathie qu’on ne sait toujours pas comme ça marche.

Une question de confiance ?

Pour un médecin homéopathe, le principe se trouve dans la stimulation de notre capacité à l’auto-guérison.

L’élément actif du médicament, malgré sa dilution, voire sous forme “d’information”, provoque une réaction immunitaire.

C’est aussi pour cette raison qu’un remède homéopathique ne doit pas être prescrit à un malade dont l’organisme à perdu ses capacités de défenses.

Pour un médecin “anti-homéopathie”, le principe équivaudrait à celui d’un placebo.

Cependant il faut reconnaître que l’effet placebo, s’il est mal connu, participe également aux effets curatifs des médicaments et autres traitements médicaux.

Le lien médecin-patient apparaît en effet comme fondamental dans la prise en charge de la maladie.

La qualité d’écoute de thérapeute intervient dans l’acceptation du malade à se faire soigner.

Sa mise en confiance enclenche des mécanismes psychologiques et la guérison commencerait ainsi avant même la prise d’un médicament (Source : étude de François Boureau et Christian-Guy Coichard (2003) : “Il est inutile de recourir à un placebo pour produire un effet placebo”).

Retour à la mémoire d’eau

Si le principe de dilution extrême se traduit pas l’absence de molécules actives dans le granule.

Comment l’homéopathie pourrait-elle fonctionner sur le plan biologique ?

Pour certains, s’il n’y a plus de molécules, il reste une “information”.

La fameuse théorie de la mémoire de l’eau soutient cette idée : l’eau serait capable de garder “le souvenir” la structure moléculaire d’une substance qu’on y a diluée de façon extrême.

C’est ce qu’affirmerait, il y a 30 ans, le médecin Jacques Benveniste.

Mais, ses résultats publiés dans la prestigieuse revue Nature, n’ont pas été reproduits.

Ils ont en revanche soulevé une montagne d’oppositions, qui a rapidement enseveli la théorie de la mémoire de l’eau.


LE GRAND DEBAT

L’avis des médecins anti-homéopathie

En cette ère de doute et de méfiance envers les fakes news, la dénonciation de la “fake médecine” s’organise avec un message clair : “Nous avons vu les dégâts que ce genre de discours pouvait produire dans le domaine de la santé comme par exemple celui des mouvements antivaccins, ou d’autres mouvements conspirationnistes (Source : www.fakemedecine.org).

Le médecin Zaffran, gynécologue au Mans et chercheur invité au Centre de Recherches en éthique à l’université de Montréal, est plus connu sous son nom de plume Martin Winckler.

Il s’est fait l’un des porte-paroles des anti-homéo.

Pour lui, l’homéopathie est la plus répandue des médecines alternatives en France, c’est parce que “Les médecins qui la pratiquent sont souvent conventionnés, donc remboursés, ce qui n’est pas le cas des autres médecines alternatives”.

Et les médicaments homéopathiques sont en partie remboursés.

Pour Marc Zaffran, bien qu’ils ne soient pas toxiques pour les patients, “quand ils sont prescrits en lieu et place d’un diagnostic et d’un traitement appropriés”, ils le deviennent, en occupant le terrain”.

L’avis d’un “défenseur-rassembleur”

Un médecin généraliste où je reproduits ici le témoignage ayant subi de lourdes attaques, pour ses positions à contre-courant à souhaiter garder l’anonymat.

“Ce qui apparait en filigrane dans cette attaque contre l’homéopathie et les médecines alternatives c’est le refus de l’effet placebo.

L’effet placebo existe dès que l’on soigne.

L’ignorance quant à son fonctionnement est encore aujourd’hui complète.

Cet effet placebo est une gêne permanente pour qui veut “prouver” qu’une molécule est efficace.

Pourtant 30% d’effet, sans aucun principe actif, c’est quand même assez extraordinaire.

Alors, pourquoi une telle campagne contre ceux qui utilisent le plus cet effet placebo ?”

Et ce médecin de conclure : “Aujourd’hui, le débat n’est pas possible. Chacun est “sommé” de choisir son camp. Nous vivons un triste époque”.

Je reconnaîs qu’il n’est pas évidemment de se postionner et je ne suis pas en mesure de vous dire ce que vous devez faire ou pas.

J’ai effectué des recherches pour vous permettre d’y voir un peu plus clair

Pour part, je crois néanmoins, à l’effet placebo, pour l’avoir moi-même « testé ».

Et, je reste intiment persuadée que l’auto-persuation, l’auto-suggestion, ont de puissants pouvoirs sur notre corps et notre esprit !

À lire

  • Dr Alain Horvilleur, Guide familial de l’homéopathie, Le Livre de Poche, 2018 (nouvelle édition) 7,10€, :
    https://amzn.to/2lqIs36
  • Élie Arié et Roland Cash, Tempête sur l’homéopathie, Les Asclepiades, 2006, 18€ :
    https://bit.ly/2MLl0bK
  • Soigner vous facilement avec l’homéopathie, Livre électronique, 19€ : http://pay.chrisb63.jack2.24.1tpe.net

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire.

N’hésitez à me laisser vos commentaires, je me ferai un plaisir d’y répondre et de pouvoir ainsi échanger avec vous, et à le partager.

Et dîtes-moi, si vous utilisez l’homéopathie et si oui quels bénéficies en tirer vous ?

Dans l’attente de vous lire,

Portez-vous bien !

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