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L’HERBE EST-ELLE TOUJOURS PLUS VERTE AILLEURS ?

“Donnez-moi la même chose qu’elle”

Cette réplique tirée de la fameuse scène du restaurant dans « Quand Harry rencontre Sally » ne manque pratiquement jamais, depuis la sortie du film il y a presque 30 ans, de faire éclater de rire les spectateurs.

Scène du restaurant

Cependant, sans vouloir nous montrer rabat-joie vis-à-vis d’une comédie romantique à la popularité encore jamais démentie, analysons un petit peu plus en détail la signification de cette phrase et demandons-nous honnêtement : jalousie envers une femme en proie au plaisir de l’extase amoureuse mise à part, combien de fois avons-nous déjà désirer une chose que quelqu’un d’autre avait et pas nous ?

L’EMBARRAS DU CHOIX ?

Vous êtes sans doute déjà allés dans un restaurant dont la carte présentait une multitude de choix possibles.

On met énormément de temps à choisir ses plats, on se surprend à jeter un œil dans l’assiette de ses voisins pour voir les plats qu’ils ont choisi ; notre satisfaction de faire un bon repas est même parfois amoindrie par la pensée que l’on aurait pu choisir autre chose qui aurait peut-être été meilleur.

Nous avons la chance de vivre à une époque et dans une société où la plupart des gens ont la possibilité de faire des choix.

La liberté de choisir est un droit humain fondamental, dont bien des gens à travers le monde, sont privés.

Comment un tel privilège puisse nous tourmenter, au point de nous rendre malheureux ?

Le problème est moins celui du choix que celui de l’éventail des possibilités qui s’offrent à nous, lequel fini par nous donner le vertige.

Il est probable que la plupart des femmes ne voudraient pas avoir la même vie que leur grand-mère ou arrière-grands-mères, il y a quelques générations à peine, qui n’avaient la possibilité ni de voyager, ni d’exercer un métier et n’avaient pour seul horizon que celui de se marier et de procréer à un âge relativement jeune.

Pourtant, nombreux sont ceux qui nourrissent une certaine nostalgie pour une époque apparemment plus simple, même si, on ne l’ayant pas vécue personnellement, elles l’idéalisent peut-être un peu.

UN MAL CONTEMPORAIN ?

Faut-il rendre Internet responsable de cette situation ?

Oui et non.

Certes, les images et les informations auxquelles nous avons en permanence accès, contribuent, sans doute, à augmenter notre niveau d’insatisfaction, ce qui a d’ailleurs été mis en évidence par de nombreuses études depuis l’avènement des réseaux sociaux.

Être quotidiennement témoin de ce qui se passe ailleurs, de ce que font les autres et de l’existence de multiples possibilités, peut facilement jeter le trouble dans notre esprit.

Toutefois l’expression « L’herbe est toujours plus verte ailleurs », métaphore pour dire que l’on n’est jamais satisfait de ce que l’on a, existe depuis bien plus longtemps qu’Internet.

Elle évoque un immanquablement des images de regards envieux lancés au-dessus de la clôture de son voisin, ou l’histoire des trois boucs risquant leur vie pour aller manger de l’herbe de l’autre côté d’un pont sur lequel sévit un terrible troll.

Dans un autre registre, elle nous rappelle le sort d’Adam et Ève succombant à la tentation de manger la pomme en croyant qu’elle pourra leur offrir quelque chose de mieux que le jardin d’Eden, dans lequel ils vivent, ainsi que celui de Caïn, malade de jalousie envers son frère Abel.

Le doute de soi, l’envie et l’aspiration à autre chose apparaissent ainsi, à un degré ou un autre, des éléments fondamentaux de la nature humaine.

L’INSATISFACTION EST FORCÉMENT UNE MAUVAISE CHOSE

On ne serait être trop catégorique : le fait de se dire que l’herbe est plus verte ailleurs n’a pas que des aspects négatifs.

Lorsque vous arrivez à canaliser votre insatisfaction de façon positive, cela vous offre une grande latitude pour tenter de vous améliorer vous-même.

Si les photos que vous regardez sur Instagram, la réussite professionnelle des autres, le récent déménagement d’une de vos connaissances, vous poussent à apporter des changements dont vous êtes fier dans votre existence, alors ce ne sont pas forcément de mauvaises choses.

Cela ne devient un problème que lorsque le fait de regarder ce qu’il y a dans l’assiette de votre voisin, vous amène à ne pas aimer ou à négliger ce qu’il y a dans la vôtre.

C’est-à-dire, lorsque vous êtes tellement convaincu que la vie des autres est extraordinaire, que la jalousie et la souffrance vous tétanisent, à un tel point que cela vous empêche d’améliorer votre propre existence.

Il est important de comprendre que vous ne devez pas, nécessairement, culpabiliser quand vous regardez avec envie le carré de verdure de votre voisin.

Après tout, il y a des moments où l’herbe est réellement plus verte ailleurs.

Il se peut que vous ayez du mal à trouver un emploi, alors qu’un de vos amis vient d’obtenir une nouvelle promotion, que vous soyez confronté à des problèmes d’argent et que vous arriviez à peine à payer vos factures, sans même parler de partir en vacances ou que vous vous occupiez d’un être cher en phase terminale, alors que tout le monde autour de vous semble avoir une famille jouissant d’une santé à toute épreuve.

Dans ce cas, vous avez de bonnes raisons de vous sentir moins chanceux que les autres.

SUJETS A L’INSATISFACTION

L’âge n’est peut-être pas sans rapport avec notre sentiment d’insatisfaction.

Les gens semblent se sentir davantage en cohérence avec eux-mêmes, au fur et à mesure qu’ils vieillissent, tandis qu’une personne plus jeune, qui n’a pas encore réellement définit qui elle était, est souvent tentée de papillonner d’un emploi, d’une relation amoureuse ou même d’un pays à un autre, dans sa quête d’une vie meilleure.

Là encore, la multiplicité des choix qui s’offrent à nous entre en ligne de compte.

Un jeune adulte dont l’horizon s’élargit sans cesse, et à qui on a répété, depuis mon enfance, que le monde lui appartenait, peut se sentir incité à rechercher toutes les possibilités qui s’offrent à lui et à optimiser son potentiel, tandis qu’un individu, plus âgé, pour lequel les choix sont peut-être devenus plus limités, parvient à trouver une sérénité qu’il n’aurait jamais pu connaître à 20 ans.

En général, cependant, certaines personnes semblent plus enclines que d’autres à éprouver un sentiment d’insatisfaction, quelle que soit leur situation personnelle.

Certaines mènent une existence que d’autres pourrait considérer comme médiocre, tout en étant parfaitement satisfait de leur sort.

Inversement, quelqu’un qui semble à première vue, tout avoir, peut-être assaillie par un sentiment d’insatisfaction et de non-accomplissement de ses potentialités

Les personnes ayant une estime d’elle-même à la fois solide et saine, seront généralement plus satisfaites de leur sort que celles qui souffrent d’un manque de confiance en elles.

Une personne aux prises avec divers peurs, de l’engagement, de l’ennui ou bien de l’échec est également une candidate potentielle à ce syndrome d’insatisfaction permanente.

Ses peurs font naître en elle, une résistance à s’impliquer dans une situation ou à s’investir dans une relation : elle a toujours les yeux fixés sur la prochaine opportunité.

Imaginez une personne qui lors d’une fête, discute avec vous sans grande conviction, sans cesser de balayer la pièce du regard, au cas où une meilleure option se présenterait.

C’est tout à fait représentatif de l’attitude que les personnes insatisfaites peuvent avoir dans pratiquement tous les aspects de leur vie.

COMMENT LUTTER CONTRE VOTRE SENTIMENT D’INSATISFACTION ?

Pour apprendre à mieux gérer ce sentiment d’insatisfaction, il est important de savoir l’identifier et de le reconnaître, pour ce qu’il est.

Pour ce faire, il peut être utile d’observer vos schémas de comportement.

Avez-vous déjà montré une tendance à ne prendre que des engagements à court terme, dans vos relation amicales ou amoureuses, dans votre vie professionnelle ou même en ce qui concerne votre lieu d’habitation ?

Prenez-vous des distances avec certaines relations ou certaines situations parce qu’elles vous semblent insatisfaisantes ou parce que quelque chose d’autre vous incite à mettre fin ?

Dans ce dernier cas, il est possible que le problème réside en vous.

Il se peut que vous ayez besoin de vous faire aider par votre entourage ou par un professionnel.

Demander conseil à votre médecin traitant peut être une bonne initiative.

Pratiquez la gratitude

Pour chaque manque vous ressentez, cherchez à équilibrer votre sentiment d’insatisfaction avec des pensées de gratitude et des sentiments positifs envers quelque chose que vous avez déjà.

Mieux vaut ne pas trop vous appesantir sur le fait que la personne qui possède cette chose que vous désirez, tant possède également tout ce pourquoi vous exprimez votre gratitude.

Ne tentez pas de tenir un compte exact de vos atouts et de vos manques, concentrez-vous sur ce que vous avez, plutôt que sur ce que vous n’avez pas.

Limitez vos choix

Être confronté à une grande quantité de choix peut vous inciter à vous demander, sans cesse, quels sont les meilleures options possibles et s’il n’y en a pas une encore meilleure quelque part.

Définissez trois ou quatre éléments qui vous paraissent absolument mon négociables et simplifiez vos choix en éliminant tout ce qui ne correspond pas à ces critères.

Quels sont les trois critères qui vous paraissent indispensables à un emploi auquel vous postulez, ou à un logement dans lequel vous allez devoir vivre ?

Établissez une liste des offres d’emploi ou de logements qui correspondent le mieux à ces critères et éliminez les autres.

Demandez-vous quels sont les domaines de votre vie dans lesquels vous pourriez vous arranger pour que plus rien avoir à décider.

Cela vous paraît ennuyeux ?

Détrompez-vous avoir moins de décision à prendre au quotidien, vous libérera de l’énergie et renforcera votre créativité pour faire face aux décisions et aux changements importants.

Vivez au présent

Faites l’effort de vous concentrer sur ce qui se passe là où vous êtes.

Si vous êtes éternellement obsédé par ce qui se passe ailleurs, vous laisserez passer toutes les belles opportunités qui peuvent se présenter.

Comme le disait John Lennon « La vie, c’est ce qui arrive quand on est occupé à faire d’autres projets ».

Il n’y a pas de mal à regarder vers l’avenir, mais il est bon, de temps en temps, de faire une pause pour s’imprégner de l’instant présent.

Pour ce faire, je vous conseille la lecture : “Le Pouvoir du moment présent” d’Eckart Tolle.

Limitez le temps passé sur Internet

Internet se prête à toutes sortes d’activités qui ont le potentiel de déclencher en nous un syndrome d’insatisfaction.

En outre, c’est une activité terriblement chronophage, qui nous enlève de précieuses heures que nous pourrions passer à profiter de la vie ou si nécessaire à chercher à l’améliorer.

Entretenez l’herbe de votre jardin

L’herbe qui pousse dans votre jardin constitue votre réalité.

Entretenez-la, nourrissez-la, arrosez-la et donnez-lui tout le soin qu’elle mérite, ou plutôt que vous méritez.

Ne soyez pas occupé à regarder l’herbe verdoyante qui pousse chez votre voisin, à tel point que celle de votre propre jardin finit par dépérir sous vos pieds…

Cet article m’a été inspiré, suite à l’un de mes posts sur Instagram concernant les complexes et notamment celui qui préconisait de : “Ne pas se comparer aux autres”, j’ai trouvé des similarités dans ces deux thématiques, aussi j’ai décidé de partager avec vous cette réflexion.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire

N’hésitez pas à me laisser des commentaires, à me faire part de vos resentis, si vous vous êtes vous-mêmes retrouvés dans certaines de ces situations, n’ayez aucun honte et ne culpabilisez pas, c’est parfaitement humain !

Et si vous avez aimé cet article et/ou que vous pensez qu’il peut aider quelqu’un, je vous invite à le partager !

Portez-vous bien !

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