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BURN-OUT, BORE-OUT, BROWN-OUT QUELS SONT CES NOUVEAUX SYMPTÔMES ? COMMENT FAIRE POUR LES PRÉVENIR ET LES ACCOMPAGNER ?

Ces symtômes sont l’expession d’une société qui dysfonctionne.

Pour les guérir efficacement, savoir indentifier le Burn-Out, Bore-out et Brown-out et en détecter les signaux d’alerte est essentiel !


Quelle est la différence entre Burn-out, Boure-ut et Brown-out ?

C’est la cause de départ qui différencie véritablement ces trois symptômes.

Le Burn-out

Le Burn-out est un épuisement physique et émotionnel dû à un excès de travail, à du surmenage, auquel s’ajoute aussi souvent des relations perverses avec la hiérarchie.

Le Bore-out

Le Bore-out se traduit par une sorte de désespérance causée par l’ennui et le manque de travail.

Le Brown-out

Le Brown-out survient avec l’apparition de l’absurdité dans le travail : on se rend compte que ce qu’on le fait n’a aucun sens.

Les trois sont des mal-être, il n’y a pas d’ordre, en revanche il y a des associations.

Ces trois syndromes sont en tout cas des états dépressifs.

Non dans l’acceptation de la dépression classique, parce qu’ils sont occasionnels et dus à une cause précise : le travail.

Sorti du bureau, vous pouvez encore avoir goût pour faire des choses.

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Il s’agit d’abord d’une différence de comportement résultant de l’usure d’un métier.

Comme s’userait une pierre lorsqu’on la frotte : les symptômes sont progressifs, c’est rarement brutal.

Les signes sont ceux de la dépression, mais axés sur la thématique particulière du travail.

Cela peut être :

  • des crises de larmes,
  • des idées noires (voir suicidaires),
  • beaucoup de rumination,
  • un grande fatigue,
  • une déconcentration,
  • des insomnies.

Ce dernier symptôme, en particulier, est assez constant et va croissant : il faut y être très attentif.

Globalement, l’état de la personne traduit un épuisement des ressources : comme un réservoir de voiture qui se vide et qui n’arrive plus à se remplir.

Et puis, c’est la prise de conscience, : ” Ça ne va plus ” .

Très récurrent aussi, les gens perdent confiance en eux.

Pour le Brown-out, c’est plus pervers encore car cela touche à l’essentiel et à la question même : ” Qu’est-ce que je fais sur Terre ? “.

Le travail devient alors qu’une métaphore de l’absurdité.

Dans tous les cas, si ça n’est pas pris à temps et qu’on laisse filer, cela peut devenir très grave.

Les alertes et conseils de l’entourage, notamment sont fondamentaux.

Que peut-on conseiller à quelqu’un qui se reconnaît dans l’un de ces syndromes ?

Cela dépend de l’état dans lequel se trouve la personne.

La bonne nouvelle, c’est que les gens ont tendance à réagir plus tôt dorénavant, parce qu’ils sont mieux informés et à ne pas attendre de ne plus être capables de sortir de chez eux.

Une fois qu’il y a eu une prise de conscience d’un mal-être lié au travail, il faut consulter un médecin ou un psychiatre/psychologue.

Et si la possibilité existe, un medecin du travail qui est généralement mieux informé.

Pour le Brown-out, c’est moins évident car il est encore assez méconnu.

Les praticiens ne sont pas toujours en mesure de le reconnaître et d’accompagner les patients.

Dans tous les cas, la première chose à faire, et que proposent les médecins le plus souvent : c’est d’être arrêté, essentiel pour  ” retirer le caillou dans la chaussure “.

Et souvent au corps défendant des patients d’ailleurs !

Au suivi par un spécialiste, il est utilse d’ajouter des techniques paramédicales, selon ce qui fait du bien à chacun :

  • Yoga,
  • Méditation,
  • Développement personnel,…

Ainsi que le sport, bien entendu, quelqu’il soit, dans la mesure où cela vide la tête et contribue à briser la spirale de ” trop-plein “.

Et, éventuellement des médicaments, mais pas n’importe lesquels, pas à n’importe quelle dose, et sur un temps défini.

Dans les conditions précises qui permettront au patient de prendre du recul et à s’en servir comme d’un starter pour rebondir et oser parler à son patron ou chercher autre chose.

Car cela demande une énergie considérable dont on ne dispose plus à ce moment là.

Dans une société où la question du chômage est omniprésente et anxiogène, n’est-ce pas un luxe que de s’intérroger sur le sens que l’on donne à son travail ?

NON, car ces syndromes rendant malades !

Et si l’on s’attache à la perte de sens dans son travail, c’est selon moi le moment où la médecine, la psychiatrie, la psychanalyse ect. rejoignent la littérrature de l’absurde  : Camus, Beckett, Ionescco… ” Qu’est-ce que je fais ici ? ” .

Cette question nous concerne tous.

Sans compter que ces syndromes en ” OUT ” sont bien souvent des ” maladies de vocation ” : elles touchent des personnes qui sont arrivées en bout de course dans des métiers auxquels elles croyaient.

Des gens perfectionnistes qui croient en eux, en leurs valeurs, et au travail, des gens dont la société à besoin.

Or, quand le travail en arrive à vous rendre malade, que petit à petit vous ne croyez plus en rien, ni à ce que vous faites, aussi difficile que cela puisse-t’il être de trouver autre chose, il vous faut changer.

Si avez pris le temps et les précautions, que vous vous êtes posé les bonnes questions :

  • ” Qui suis-je ?”,
  • ” Qu’est-ce que je fais ici ? ” ,
  • ” Où est-ce que je veux aller ? .

Mettez votre parachute et sauter : vous trouverez forcément mieux.

On peut le constater chez beaucoup de personnes qui ont osé franchir le cap, je peux vous assurer que j’ai plusieurs exemples autour de moi !

Ce n’est pas lâcher la proie pour l’ombre.

Qu’ils soient mieux diagnostiqués qu’auparavant ou touchent de plus en plus de personnes, ces syndromes sont devenus un vrai sujet de société.

Que peut-on préconiser pour l’avenir ?

Même s’il faut rester assez confiant, d’après moi le problème se pose dorénavant de façon politique.

J’ai un peu hésité à écrire la suite de cet article, car forcément, il peut prêter à polémique, mais j’ai finalement décidé d’aller au bout de ma réflexion et d’assumer mes idées.

À mon sens, il conviendrait que les professionnels de santé, au première loge, pour constater ces syndrômes, cherchent des acteurs publics qui seraient prêts à entendre et à défendre politiquement le fait que tous ces syndromes sont l’expression d’une société qui dysfonctionne, qui roule sur deux soupapes au lieu de quatre.

Et qu’il faut y remédier !

Cela pourrait déjà commencer par leur reconnaissance officielle.

C’est essentiel pour des raisons financières et d’accompagnement, mais aussi parce que cela aide les gens à aller mieux.

La reconnaissance les légitime et permet de ne pas tomber dans l’ecueil où l’individu est accusé de ne pas être dans ” l’axe “.

Autrement, il y aurait bien sûr des changements à opérer au niveau des conditions de travail.

Devoir faire 39 h en 35 h, l’informatisation, le manque d’écoute, la dureté des relations entres les gens…

Notre société est malade de tout cela.

De plus, l’éducation joue évidemment pour beaucoup.

Nous gagnerions collectivement à encourager tôt l’apprentissage de la connaissance de soi.

Ainsi, chacun pourrait choisir au mieux le métier qui lui correspond et devrait avoir la possibilité de l’observer en amont pour savoir ce qu’il implique dans les faits !

Il y a des choses plus faciles à mettre en place, nous devons nous en donner la peine !

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article.

N’hésitez à me laisser vos commentaires, je me ferai un plaisir d’y répondre et de pouvoir ainsi échanger avec vous,  et à le partager si vous pensez qu’il peut aider certaines personnes.

Portez-vous bien !

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